VoLTE, devez-vous vraiment changer de téléphone?

Ce jour où mes appels téléphoniques ont cessé de fonctionner, mais pas mon Internet ni mes textos

Du jour au lendemain

Tout fonctionnait normalement, jusqu’au moment où j’ai constaté que je ne pouvais plus faire ni recevoir d’appels. Mon Internet mobile fonctionnait encore, mes textos aussi, mais la fonction vocale semblait coupée. Ce n’était donc pas un bris complet du téléphone, ni une panne totale du service.

J’ai rapidement cherché la cause. J’ai mis à jour mon téléphone, j’ai fouillé les forums, bref je ne comprenais pas pourquoi l’option VoLTE n’apparaissait pas sur mon Samsung S20, pourtant officiellement compatible avec cette technologie. Ce téléphone figurait même dans la liste des appareils compatibles de Fizz.

Chercher et chercher

Après des heures et des heures de recherche et de tests, j’ai fini par trouver des éléments de réponse sur Reddit. J’y ai découvert qu’au-delà de la compatibilité technique, il semblait aussi exister une forme d’autorisation ou de reconnaissance côté opérateur. Mon téléphone était peut-être compatible sur le plan matériel, mais il restait à savoir pourquoi il n’était pas reconnu dans la pratique.

mami LTE

Le verrouillage paraissait même plus profond que je ne l’imaginais. Le logiciel système, notamment le firmware ou la configuration CSC, semblait empêcher l’accès à certains menus de diagnostic réseau. Autrement dit, il ne s’agissait pas seulement d’activer une option cachée : une partie du contrôle semblait dépendre à la fois du téléphone, de sa configuration logicielle et du réseau utilisé.

Régionalisé hors Canada !

Le problème, en fait, était que mon téléphone n’était pas régionalisé au Canada ! Il était américain, même si je l’avais acheté sur amazon.ca. Ce qui veut dire que toute personne étrangère venant au Québec avec un téléphone de son pays, même s’il est neuf, ne le verrait pas fonctionner.

L’ultime test

J’avais tout de même un doute. Je devais tester mon téléphone avec une autre compagnie. Et pas n’importe laquelle : Vidéotron, la compagnie mère de Fizz qui utilise les mêmes infrastructures.

Un voisin m’a permis d’utiliser sa carte SIM Vidéotron et Tadam ! Ça fonctionnait en VoLTE directement !

Dernière vérification, soit de vérifier si je n’avais pas acheté un téléphone volé : https://www.devicecheck.ca/ => Négatif !

Plus aucun doute possible, mon téléphone était bloqué administrativement.

Test avec une SIM Vidéotron

Apparition dans le menu « Appels VoLTE SIM 1 »

Mettre mon téléphone sur la whitelist

J’ai donc demandé à Fizz d’ajouter mon téléphone à leur liste autorisée, mais c’était peine perdue. Même après avoir exposé le tout, leur solution demeurait la même : acheter un nouveau téléphone. Et ça tombait bien, puisqu’ils en vendent.

J’étais sous pression, puisque je n’avais plus d’appels entrants et que j’attendais des appels professionnels importants. De plus, je n’avais plus accès au 9-1-1 ; bref, je devais rétablir le service au plus vite.

Achat d’un nouveau téléphone

Comme je n’avais plus accès aux appels, j’ai été poussé à trouver une solution rapide pour récupérer ma ligne. J’ai donc acheté un Samsung S23 le 23 juin 2026, sous pression et sur le conseil de Fizz, afin de rétablir le service le plus vite possible.

Par la suite, Fizz a constaté que j’avais acheté un nouveau téléphone et m’a offert d’en couvrir une partie, d’abord à hauteur de 143 $, puis 200 $, puis 200 $ plus un crédit de 86,29 $. Et finalement : 

« Nous respecterons tout choix de votre part, d’accepter ou non la proposition de vous rembourser le montant de $286,29, correspondant au prix du téléphone Samsung Galaxy S23 Seconde Chance Parfait, acheté chez Fizz le 20 juin 2026, sans admission et dans le but de clore la mésentente. »

Devrais-je quand même poursuivre ?

D’un côté, les Canadiennes et les Canadiens payent leurs services téléphoniques parmi les plus chers au monde. Ce n’est pas le fait d’obtenir 800 $ à 1500 $ qui me motive à poursuivre Fizz. Je suis juste « écœuré », comme la majorité des gens, d’être pris avec un oligopole qui cherche sans cesse à fidéliser de force, voire à séquestrer, ses clients.

Ça a été le cas à l’époque du verrouillage de nos téléphones et cette culture continue. L’industrie des mobiles au Canada est hautement critiquable et le CRTC réglemente toujours quand il est trop tard.

J’ai voyagé dans plus de 20 pays avec mon téléphone Samsung S20 et il a toujours fonctionné partout, sauf dans un seul : au Canada.

Au moment où on se donne des lois contre obsolescence programmée, ça suffit!

D’un autre côté, c’est beaucoup de temps additionnel et d’énergie de poursuivre même à la petite créance pour obtenir une compensation et, surtout, pour exposer au grand jour ce stratagème qui va à l’encontre des intérêts du public.

Par conséquent, voici ce que j’ai décidé de faire :

  1. Publier cet article
  2. Relayer cet article à des médias comme La Facture et des journaux
  3. Retirer cet article
  4. Accepter l’offre de Fizz

Donc, cet article devrait disparaitre sous peu, car j’imagine que Fizz va imposer une clause de confidentialité qui m’obligera a retirer ce texte avant que je signe l’entente.

Par conséquent, c’est à vous de prendre des notes!

Merci d’avoir lu et à bientôt!

 

 

Le vrai progressisme du faux

Une pensée rigoureuse exige des définitions rigoureuses et une cohérence logique dans tout argumentaire. Sans cela, le débat se dissout dans la confusion morale, la rhétorique ou l’emphase militante.

Aujourd’hui, le terme progressisme est devenu galvaudé. Il est utilisé à tort par des gens de gauche et de droite. De la gauche par des usurpateurs qui s’approprient un terme qui ignore la réelle signification. De la Droite pour disqualifier leurs opposants de gauche, alors que beaucoup d’entre eux sont en partie de progressiste et même que certains, en connaissance de cause, l’affirme.

Le progressisme authentique possède une généalogie claire, une méthode précise et des critères conceptuels exigeants. Le distinguer du faux devient indispensable.

Évolution ≠ Progrès ≠ Progressisme

  • L’évolution est un processus de développement, aveugle et amoral. Une simple transformation dans le temps, avec ou sans direction ou finalité.

  • Le progrès est une évolution jugée moralement positive. Il est orienté, cumulatif et mesurable.

  • Le progressisme est la doctrine politique qui oriente moralement ce progrès.

Le progressisme se fonde sur une seule morale : l’amélioration concrète, universelle et mesurable de la condition humaine dans une approche universaliste et, surtout, via les sciences rigoureuses.

I. Les fondations philosophiques et scientifiques du progressisme authentique

Le progressisme ne naît pas de slogans, ni d’un vague désir de « changer le monde ». Il provient d’une lignée intellectuelle précise, identifiable et cohérente. Plusieurs penseurs majeurs ont façonné ses bases méthodologiques, morales et scientifiques.

  • Francis Bacon (1620) : père de l’induction moderne. Il affirme que le progrès humain découle de l’expérimentation, de l’observation méthodique et du refus des dogmes.
  • René Descartes (1637) : fonde la méthode déductive moderne. Son doute méthodique et son rationalisme posent les bases de toute critique rigoureuse.
  • Spinoza (1677) : rationaliste radical, il défend l’idée que la liberté humaine découle de la connaissance. Son éthique géométrique marque l’idée de perfectibilité humaine.
  • Diderot et d’Alembert (1751-1772) : à travers l’Encyclopédie, ils affirment que la diffusion universelle du savoir est la condition de l’émancipation collective.
  • Condorcet (1795) élabore la première formulation complète du progressisme : une perfectibilité humaine illimitée, fondée sur la raison, l’instruction et la méthode scientifique.
  • Auguste Comte (1830-1857) systématise cette vision. Avec sa loi des trois états et le positivisme, il théorise l’idée que la société doit être organisée sur la base des sciences positives.
  • John Stuart Mill (1859) : défenseur de la liberté rationnelle, il montre que le progrès moral exige la libre confrontation des idées, non le consensus moral imposé.
  • Émile Durkheim (1895) : fondateurs de la sociologie scientifique. Il démontre qu’une société est un système régulé et que le progrès doit s’appuyer sur des faits sociaux mesurables.
  • Karl Popper (1934-1959) : avec la falsifiabilité, il apporte la règle d’or du progressisme moderne : une idée non réfutable n’est pas scientifique et n’a pas sa place dans la décision publique.
  • Norbert Elias (1939-1987) : sa théorie du « processus de civilisation » montre que le progrès social est graduel, cumulatif et guidé par la rationalisation collective.
  • Hannah Arendt (1951) : elle rappelle que le progrès politique ne doit jamais devenir une idéologie fermée ; il doit rester soumis au jugement critique et à la pluralité.

Cette lignée de penseurs forme l’ossature du progressisme authentique : une doctrine de raison, de méthode et d’universalité.

Le progressisme est une doctrine rationnelle et construite, héritière directe des Lumières radicales. Il prend forme dans un mouvement historique qui replace la connaissance, la méthode et la raison comme moteurs de l’émancipation humaine.

II. La science : critère absolu du progressisme

La science est amoralement descriptive : elle dit ce qui est. La politique progressiste, elle, est explicitement morale : elle oriente le progrès vers l’émancipation universelle.

Le progressisme n’est pas une science, mais il repose sur le même scepticisme méthodique que la démarche scientifique : examen critique, recherche de cohérence, confrontation aux faits. Plus les connaissances qu’il mobilise sont rigoureuses, plus les politiques qu’il produit sont justes.

Et par “justes”, on entend des politiques fondées sur des résultats les plus fiables possibles, c’est-à-dire prédictifs, reproductibles et falsifiables selon les standards scientifiques.

Sciences fiables (dures)

Sciences pures (déductives) : mathématiques, logique formelle

Sciences de la nature (hypothético-déductives, inductives, réfutables) : astronomie, physique, chimie, biologie

Sciences appliquées : médecine, ingénierie, pharmacologie, agronomie, informatique

Sciences partiellement fiables (molles)

Sciences sociales empiriques (partiellement réfutables) : économie empirique, sociologie quantitative, démographie, psychologie expérimentale, science politique comparative

Sciences humaines interprétatives (non réfutables) : psychanalyse doctrinale, théorie critique, post-structuralisme, anthropologie symbolique — approches herméneutiques ne produisant pas de modèles prédictifs et non falsifiables au sens poppérien.

III. Les dérives contemporaines : quand le faux se déguise en progrès

Le progressisme authentique exige un ancrage scientifique rigoureux et une orientation morale universelle. Or, une large part des mouvements idéologiques contemporains confondent progrès (avancées morales ou culturelles) avec progressisme (projet politique rationnel fondé sur la science). Cette confusion ouvre la voie à de multiples dérives.

1. La rupture avec la méthode scientifique

Certaines idéologies récentes – dont les différentes expressions du wokisme – ne reposent pas sur l’observation, la falsifiabilité ou la confrontation critique. Elles se fondent plutôt sur :

  • des intuitions morales,

  • des idéaux identitaires,

  • des récits militants,

  • des axiomes non démontrables,

  • des postulats irréfutables.

En conséquence, elles ne produisent pas de connaissances testables : elles imposent des normes morales présentées comme des faits. Cette structure rend impossible toute discussion rationnelle.

2. La capture idéologique des sciences sociales

Les sciences sociales, déjà fragilisées par la réflexivité et la complexité humaine, deviennent particulièrement vulnérables lorsque des groupes militants imposent :

  • des cadres d’interprétation uniques,

  • des catégories morales normatives,

  • des lectures identitaires systématiques,

  • des concepts non falsifiables.

Un exemple éclairant est la moralisation de la biologie. Certaines approches idéologiques confondent volontairement sexe et genre, alors que :

  • le sexe est une réalité biologique, matérielle et reproductivement binaire ;

  • le genre est une construction partiellement sociale, mais qui se développe à partir de cette réalité sexuelle, et non contre elle.

Cette confusion renvoie à une opposition mal comprise entre naturalisme et existentialisme :

  • le naturalisme part des faits biologiques ;

  • l’existentialisme met l’accent sur l’autodéfinition et la liberté subjective.

3. Le wokisme n’est pas du progressisme

Lorsque ce dernier devient militant, il glisse vers une vision dogmatique où le ressenti prime sur le réel. La contradiction y devient moralement condamnée, et toute analyse factuelle est assimilée à une offense idéologique.

Cette dérive illustre parfaitement la confusion contemporaine entre transformations culturelles (progrès) et projet politique rationnel fondé sur la science (progressisme). C’est précisément en ce sens que le wokisme n’a rien de progressiste : il ne repose ni sur la méthode scientifique, ni sur l’universalité rationnelle, mais sur des dogmes moraux irréfutables qui ne peuvent produire aucun progrès réel.
Les sciences sociales, déjà fragilisées par la réflexivité et la complexité humaine, deviennent particulièrement vulnérables lorsque des groupes militants imposent :

  • des cadres d’interprétation uniques,

  • des catégories morales normatives,

  • des lectures identitaires systématiques,

  • des concepts non falsifiables.

Cette capture transforme la recherche en justification, et la critique devient un acte suspect, assimilé à une faute morale.

Le faux progressisme commet une double inversion :

  • Il moralise la science : énergie, biologie, statistique ou médecine deviennent suspectes dès qu’elles contredisent un idéal idéologique.

  • Il démoralise la politique : l’objectif central (amélioration matérielle universelle) disparaît au profit d’un activisme symbolique, identitaire ou performatif.

Ainsi, ce faux progressisme ne produit aucun progrès réel : il produit des récits mobilisateurs, mais sans transformation concrète des conditions de vie.

4. La confusion permanente entre progrès et progressisme

Toute évolution culturelle ou sociale est désormais qualifiée de “progressiste”, même lorsqu’elle :

  • ne repose sur aucun fondement scientifique,

  • ne vise pas l’émancipation universelle,

  • ne bénéficie qu’à des groupes particuliers,

  • est guidée par des impératifs moraux subjectifs.

Cette confusion permet à des idéologies particulières de s’approprier un terme qui implique rigueur, universalité et rationalité.

IV. Le vrai progressisme : exigences fondamentales

Être progressiste implique de respecter une méthode intellectuelle stricte :

  • analyser les faits avant les valeurs ;

  • distinguer hypothèses et convictions ;

  • accepter la réfutabilité ;

  • séparer expériences individuelles et phénomènes collectifs ;

  • maintenir une perspective universaliste ;

  • refuser l’argument d’autorité identitaire.

Ces exigences ne garantissent pas seules le progressisme, mais elles en sont les conditions minimales.

V. Ce que le vrai progressisme produit réellement

Lorsque ces principes sont respectés, le progressisme génère des transformations concrètes, universelles et mesurables :

  • École laïque et instruction publique scientifique ;

  • Réductions du temps de travail ;

  • Sécurité sociale, retraites, protections collectives ;

  • Nationalisations stratégiques ;

  • Infrastructures publiques et énergie nucléaire ;

  • Avancées médicales majeures.

Lorsque ces principes sont abandonnés, la société régresse malgré l’activisme moral :

  • absence d’acquis sociaux ;

  • désindustrialisation ;

  • fragmentation identitaire ;

  • précarité accrue.

VI. Conclusion

Le progressisme n’est pas une morale, une posture ou une rhétorique. C’est une orientation rationnelle du progrès au service du peuple. Il doit être réaffirmé dans sa signification originelle : l’émancipation concrète, universelle et matérielle de l’humanité par la science rigoureuse, la raison critique et la méthode.

Plainte DGE envers le journal le Soleil

Le 3 octobre 2025, le journal Le Soleil a publié la liste des candidats et candidates à la mairie et aux postes de conseillers municipaux de Québec en omettant complètement les candidatures indépendantes.

https://www.lesoleil.com/actualites/2025/10/04/pour-qui-voter-a-quebec-HYZJOD4PFVDDDFL534NLL5VVWA/

Seuls les candidats affiliés à un parti politique y figuraient, accompagnés de leurs photos, ce qui constituait une atteinte directe au principe d’équité de traitement entre les candidatures.

À la suite de mes démarches et contestations répétées, Le Soleil a finalement ajouté les noms des candidats indépendants. Toutefois, leurs photos demeurent absentes, contrairement à celles des candidats de partis politiques.
Cette présentation continue donc d’entretenir une inégalité manifeste de visibilité et une perception de hiérarchie politique entre les candidatures, ce qui est inacceptable dans le cadre d’une élection démocratique.

J’ai donc déposé une plainte officielle au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour non-respect de l’équité médiatique.
Ma plainte demeurera active tant que la correction complète n’aura pas été effectuée et qu’aucune compensation médiatique n’aura été accordée afin de réparer le tort subi par l’ensemble des candidats indépendants.

Je rappelle que la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (LERM) prévoit explicitement que toutes les candidatures doivent être traitées de façon juste et équitable par les médias, sans discrimination fondée sur l’appartenance ou non à un parti politique.

L’équité médiatique n’est pas un privilège — c’est une obligation démocratique.

J’invite tous les candidats indépendants à se joindre à moi pour dénoncer ces pratiques inacceptables et exiger un traitement égal et respectueux dans la couverture médiatique des élections municipales.
Parce que la démocratie ne vaut que si elle est la même pour tous.